Fabrice PASCAUD

Fabrice Pascaud - J’ai vu le jour le 19 novembre 1960 à 7 h 10’ à Poitiers. Comme les astrologues pourront le lire dans mon thème, ma double signature Scorpion appuyée par un M.C. encadré par Pluton et Uranus ne me prédisposait guère à me satisfaire de ce que la réalité me montrait ; il fallait que j’écarte le rideau, que j’aille jeter un œil là où Barbe Bleue avait caché sa clef…

Le premier livre d’ésotérisme que j’eus entre les mains durant ma prime adolescence Les maîtres des pouvoirs inconnus m’ouvrit sur des mondes mystérieux qui alimentèrent mon imaginaire et ma soif d’inconnu. Curiosité quand tu nous tiens…

Puis, un jour, le mot astrologie apparut sous mes yeux. Une seule envie : savoir, apprendre ce langage des astres qui épouse la musique intérieure de l’homme. Je commençai donc par lire les ouvrages d’André Barbault, de Charles Vouga, retenir les différents éléments qui constituent la palette du parfait astrologue. Mais l’apprentissage en solitaire, pour aussi stimulant qu’il soit, n’en reste pas moins sujet à des écarts, des dérives, des incompréhensions qui, si l’on n’y prend garde, font de soi la personnification de cet adage taoïste : « Quand un homme bancal veut adopter une attitude juste, il l’applique de façon bancale. »

Après m’être nourri de ces différentes lectures astrologiques, je pris donc la décision de suivre des cours d’astrologie afin de parfaire mes connaissances. Mme Claire Jakain me transmit avec élégance, sagesse et sérieux son savoir. J’étais alors âgé de 16 ans et durant une année, une fois par semaine, je me rendis à ses cours qui peu à peu me firent découvrir un univers à la fois merveilleux et complexe. Puis vinrent mes 17 ans, l’âge où l’on n’est pas sérieux pour paraphraser Rimbaud. L’indépendance ! le mot est lâché. Que ne met-on d’orgueil, de vanité dans ce mot lorsque la jeunesse nous arme d’insouciance ? Animé par cette volonté « d’être moi ! », je refusai de suivre le cycle de deuxième année qui portait sur les règles d’interprétations du thème astral. Tout de go, du haut de ma prétentieuse adolescence, je dis à Mme Jakain : « Je ne veux subir aucune influence pour apprendre à interpréter un thème. Je préfère donc continuer de mon côté. » Mme Jakain ne chercha pas à me retenir — et je salue sa sensibilité et son intelligence — elle me dit simplement : « Bon cheminement et armez-vous de patience. » Ces dernières paroles retentirent longtemps en moi car, de la patience, il m’en aura fallu. Que de temps, de piétinements, d’erreurs, de colères froides ou brûlantes pour acquérir la lecture « synthétique » et non fragmentée d’un thème ! Mais que de joies lorsque je parvins progressivement à démêler les aspects d’une carte du ciel par le prisme de l’analogie, véritable sésame qui fond l’astrologie et la poésie dans un même creuset, celui de la vie, l’amour, la mort, le vide et le vent (Roger Gilbert-Lecomte).

À présent…

Cela fait maintenant plus de trente ans que je pratique l’astrologie et le tarot. Ce dernier s’est installé dans ma vie avec subtilité et insistance à la fois, et ses 22 lames restent pour moi une source de révélations mais aussi de résistances, et ce sont ces dernières qui aident à se remettre en question et ainsi à évoluer.

Je collabore à la revue L’Astrologue créée en 1968 par André Barbault.

À ceci s’ajoute la principale, celle qui réinvente à chaque fois l’astrologue : la consultation. En effet, la consultation c’est le rendez-vous de l’astrologue avec son propre savoir et la sensibilité d’un autre. De là s’opère cette secrète alchimie qui unit, en pleine conscience, l’univers intérieur de l’homme à l’Univers.

(Source – site de Fabrice Pascaud)


Fabrice Pascaud a très aimablement collaboré, en janvier 2011, à la création du numéro 1 du WebZine "Les Chroniques de Mars, pour la partie astrologie-astrosophie.

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