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20/1/2011 [Changements structurels et changements conjoncturels : la dialectique Saturne/ Uranus]

Les temps changent. On notera que le départ de Ben Ali ressemble étrangement à ce qui se passa autour de 1989, il y 22 ans. Or, Saturne en 1989 était début capricorne alors qu’actuellement il est au début balance. On sait que dans le système ABR (Astrobiorythmie), les positions en carré et en opposition correspondent astrologiquement à une conjonction ou si l’on préfère sont isomorphes et donnent des signaux analogues. Une telle position se retrouvait en 1968, quand Saturne passait à la mi-bélier, autre signe cardinal.

Comment faut-il interpréter le climat généré par un Saturne déjà installé en phase disjonctionnelle, depuis plus de deux ans, avec son passage à 10° vierge, ce qui correspond à 15° Lion, en sidéral ?

A ces moments là, les gens « craquent », ils ne supportent plus la situation qui est la leur. Ils désespèrent et quelque part c’est contagieux. Rappelons quand même le « départ » de De Gaulle, en Allemagne, durant quelques jours, lors de la crise de 68 sans parler des départs des leaders d’Europe de l’Est en 89. A quoi cela tient-il ? A un manque de « jus » puisque le cosmos ne répond plus en phase disjonctionnelle, on est passé symboliquement du jour à la nuit, de l’Eté à l’Hiver. Il faut attendre que cela passe mais encore faut-il savoir combien de temps cela va durer, ce passage à vide ? Et c’est là que l’astrologue ABR entre en scène pour indiquer que l’on va bientôt sortir de la période actuelle – toute période ne dépassant pas trois ans et demi. C’est ce qu’on appelle un changement structurel, c’est-à-dire un changement programmé par la structure elle-même, un changement saturnien, puisque l’ABR tourne autour de cette planète.

Mais il existe aussi des changements que l’on pourra qualifier d’uraniens et conjoncturels. Nous n’entendons pas ici la planète Uranus mais les valeurs attribuées à cette planète par les astrologues. Uranus nous parle de changements impromptus tant en bien qu’en mal, qui peuvent nous sauver ou bien nous enfoncer. Ce ne sont pas des changements structurels, c’est-à-dire qu’ils n’obéissent pas à une logique « interne » au système cyclique saturnien.

Uranus est plus une affaire de voyants que d’astrologues. On peut aller consulter quelqu’un pour qu’il « voie » si des événements extra-structurels sont susceptibles de se produire. Quand tout va bien, on se demandera s’il ne pourrait pas se présenter un obstacle et quand ça va mal, si, par quelque miracle, on ne pourra pas, quand même, se sortir d’affaire. On voit donc qu’Uranus vient compléter Saturne mais il est d’une autre essence, il n’est pas fondé sur un phénomène scientifique mais sur des données aléatoires qu’il revient au voyant de prévoir/prédire, quand bien même se servirait-il d’astronomie pour ce faire : on appelle cela l’astromancie.

Le problème, c’est que de nos jours, les astrologues n’ont plus guère conscience de cette dialectique entre l’ordinaire saturnien et l’extraordinaire uranien. Or, l’astrologie ne traite pas de l’extraordinaire mais des changements ordinaires, comme le fait de dormir périodiquement, quand il fait nuit, pour raisonner par analogie. Ces astrologues sont tellement « uranisés » qu’ils ne sont pas en mesure de distinguer les deux types de changement et se servent d’Uranus quand il faut se servir de Saturne car pour eux Saturne n’est pas porteur de changement. Ce qui est un contresens. Ce qui s’est passé en 2008 n’est pas uranien mais bien saturnien, cela signifie que c’est normal, que cela va durer un certain temps qui correspond au huitième d’une révolution saturnienne., soit 3 ans et demi et que cela changera quand ce laps de temps se sera écoulé. Maintenant, comme on a dit, Uranus peut interférer, c’est le facteur chance ou malchance. Il peut aggraver ou amortir les choses, par quelque concours de circonstance mais ce n’est pas lui qui fixe les grandes lignes et les grands axes. Uranus est supplétif, c’est la mouche du coche.

Comme nous ne sommes pas sûrs d’avoir été bien compris, enfonçons un peu plus le clou. Quand nous parlons d’Uranus, nous parlons des valeurs qui ont été projetées, plaquées sur cette planète transaturnienne, découverte en 1781 par les astrologues, probablement marquées par les événements de l’époque. Mais tout cela n’aura pas suffi à conférer réellement à cette planète une quelconque puissance. Elle n’existe que dans l’esprit des astrologues. En revanche, Saturne connu depuis plus de 2500 ans par les humains, depuis que l’on a appris à distinguer planètes et étoiles, est devenue une réalité qui n’est pas subjective mais objective. Cela n’empêche pas que les astrologues puissent pratiquer l’uranomancie, consistant à regarder où se situe Uranus dans un thème horaire, par exemple, dans l’espoir que par quelque processus médiumnique ou subconscient, quelque chose s’exprime. Il faut que l’astrologue développe son animus avec l’astrologie saturnienne (qui est cyclique) et son anima avec l’astrologie uranienne (qui implique de monter un thème) et qu’il cesse de mélanger deux disciplines aux fondements bien différents.

>[Jacques Halbronn]