« NIMAGA HASTA RA’S NI I N, ALA »

 

C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar. En l’absence du Maître il avait pu poursuivre grâce à une faille dans la matrice ses recherches anthropogénétiques en continuant de mener à bien ses expérimentations sur les Dioscures : Castor et Pollux.

L’étude était simple : déterminer comment le manque d’aptitude permettait de s’adapter face à une situation dangereuse. Les deux sujets devaient simplement lutter l’un contre l’autre et trouver comment vaincre son adversaire. L’un était fort et sportif, l’autre plutôt frêle mais à l’esprit vif.

Tandis que Castor et Pollux luttaient l’un contre l’autre, le disciple griffonnait avec frénésie des notes sur son parchemin sans détacher ses yeux de la scène afin d’en saisir chaque instant. Pollux marqua une pause dans son attaque et recula pour prendre une énorme inspiration. Castor profita de l’instant pour reprendre son souffle ; bien que jumeaux, Pollux avait un énorme avantage sur lui. Il devait trouver une faille chez son frère car ni la force, ni l’endurance ne permettrait de le battre.

« Castor ! » cria Pollux « Ceci est mon dernier avertissement ! Renonce maintenant, et tu t’en sortiras sans douleur, ou bien tu sombreras dans une folie éternelle ! »

Castor éclata de rire. « Tu as toujours su faire de belles tirades, mais garde-les pour le champ de bataille s’il te plait. Tes menaces ne me font absolument pas peur ».

A ces mots, Castor se campa sur sa position et se mit en garde, prêt à subir l’attaque de son frère.

Pollux s’élança alors tel un lion fondant sur sa proie. Dans sa course fulgurante, il ouvrit grand la mâchoire et poussa un cri de rage.

Castor ancra ses pieds dans le sol prêt à encaisser la charge mais se mit à