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314 pages – COLLECTION HERMETICA – Cahier iconographique noir & blanc, 28 pages, avec des documents inédits provenant de la collection de John DONOHOE.


LE NOUVEAU LIVRE de Patrice REPUSSEAU

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L’Irlande est avant tout, pour tout initié conscient de sa nature, une terre sacrée de la Tradition celtique, chaque feuille de chêne qui bruisse au vent d’automne, charriée par les eaux vertes du Shannon, nous incite à réciter à haute voix les poèmes transcendants de Georges William Russell (1867-1935), dit « Æ », le plus grand artiste, voyant et prophète, que la terre d’Irlande ait jamais porté en son sein. Mais qui fut donc cette figure d’exception qui œuvra avec tant de charisme en ce début de XXe siècle ?

Qui fut vraiment ce personnage visionnaire et inspiré qui subjugua tout son entourage, ce mystique au visage de druide, oublié aujourd’hui du plus grand nombre ? Qui fut ce sage aimé des irlandais, ami de William Butler Yeats, prix Nobel de littérature en 1923 ? Georges Russell fut avant tout un peintre reconnu, un poète exalté, un intellectuel omniscient et un journaliste brillant, un économiste lu et écouté, un critique hors pair, un éditeur consciencieux, et surtout un nationaliste convaincu, partisan d’une cause pacifiste dans des temps obscurs où il fallait savoir se montrer fort prudent de ses engagements politiques. Ce très grand initié au sens traditionnel du terme, théosophe et mystique, concepteur de « la Loi de la Gravitation Spirituelle », laissa pour tous ses contemporains la trace d’un homme libre de toute attache, capable de soulever le voile de Nature pour observer l’invisible avec un discernement jamais rapporté de la sorte.

Georges Russell laissa un enseignement hermétique hors du commun, basé sur la beauté des formes, enseignement que nous découvrons pour la première fois en langue française dans ce livre qui fera date, grâce à la patience et à l’abnégation bienheureuse de Patrice Repusseau, traducteur émérite de nombreux textes d’époque qui sont tous ici rapportés avec un talent à nul autre pareil. Au loin, battue par les flots, dans la lande mouillée de brume le son merveilleux des uillean pipes, les fameuses cornemuses irlandaises, résonne à nos tympans quand des moutons d’écumes de la mer sauvage mêlent leurs embruns blanchâtres à ceux qui trottinent dans les plaines sauvages – du tumulus de Newgrange ou de la tourbière de Derrigimlagh jusqu’aux longues falaises noires de Slieve League, nous voyons ici, grâce à ce livre merveilleux, approcher vers nous en silence « Æ », le très grand mystique irlandais passé enfin de l’ombre à la lumière grâce à Patrice Repusseau.

 


… à consulter sur le site d’ARQA //

 Interview de Patrice Repusseau – Arqa ed.

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SOMMAIRE du LIVRE

Remerciements

Liminaire

Æ – Biographie

Cahier iconographique  – (avec des documents inédits)

Annexes

George W. Russell – Poète de la vie intérieure

« AE » Théosophe

Le héros en l’homme

Présence du merveilleux

AE – Poète

Articles et essais

Lettres

Interview du rédacteur en chef

Notes

Bibliographie

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Extraits du LIVRE

Patrice REPUSSEAU – La jeunesse de George W. Russell dit « Æ » # 1

Patrice REPUSSEAU – L’Homme transparent et la Gravitation spirituelle selon « Æ » # 2

Patrice REPUSSEAU – La mort d’Æ (1867-1935) # 3


(…) À l’occasion d’une visite chez des amis aux Monts-de-Corsier, en Suisse, face aux Dents-du-Midi, je découvris dans la bibliothèque Le Flambeau de la vision d’un certain Æ, auteur dont je n’avais alors jamais entendu parler. Dès les premières pages je fus saisi, aspiré vers des profondeurs sacrées, et je me promis aussitôt de retraduire un jour cet ouvrage pour mon avancement personnel, mais aussi parce qu’il y était beaucoup question de beauté. Je sentais que certains passages pouvaient être mieux rendus, dans une langue encore plus soignée pour faire honneur à la splendeur dont parlait l’auteur.

Il y a plus de cinquante ans, Jean Bruno et Jacques Masui consacrèrent un numéro spécial de la revue Hermès à George William Russell (1867-1935), plus connu sous le nom de Æ : « Qu’un homme si proche des anciens sages, écrivaient-ils, à la fois voyants et poètes, ait vécu à notre époque ; qu’un mystique de cette envergure, imprévu dans les manuels de spiritualité, ait connu notre monde actuel, ait participé à la vie de notre siècle, n’est pas commun et devrait retenir notre attention. »

Aujourd’hui méconnu, Æ fut l’une des figures majeures du Celtic Revival ou « Renaissance irlandaise » et l’un des plus merveilleux citoyens de son pays toutes époques confondues. Pourtant, signe des temps, lorsque je me rendis à la célèbre librairie Kenny’s de Galway en 2001, je ne trouvai aucun de ses ouvrages. Par contre, une salle entière du rez-de-chaussée y était consacrée à William Butler Yeats. Je m’en étonnai auprès d’une vendeuse qui finit par me conduire à l’étage où je réussis à dénicher quelques exemplaires défraîchis d’ouvrages de Æ dans un fouillis de vieux livres d’occasion. Si son « ami » W.B. Yeats obtint le prix Nobel de littérature en 1923, Æ ne fit jamais rien pour se faire connaître.

Il était l’humilité même, mais sa personnalité hors normes ne manqua jamais d’impressionner ceux qui le connurent. Lycéen atypique, il se fit remarquer très tôt par sa mémoire pour ainsi dire photographique qui lui permettait de réciter des pages entières d’un livre plus de dix ans après l’avoir lu. Les sœurs de William Butler Yeats voyaient en lui « un ange égaré » et l’archevêque Gregg un « esprit innombrable» ; Katherine Tynan l’avait baptisé « le Blake irlandais » et Oliver Gogarty, « l’anarchiste angélique » car il n’obéissait qu’à son être intérieur. Paul Brunton, quant à lui, avait la plus grande admiration pour« cet Irlandais aux dons multiples, peintre doué et poète, économiste et essayiste, clairvoyant et visionnaire » et le considérait comme un des rares « authentiques habitants de l’Olympe » !

Le jour de l’enterrement de Æ, Georgie Hyde-Lees, femme de Yeats, confia à son époux : « Nous ne rencontrerons jamais d’être aussi proche de la sainteté. Tu es meilleur poète, mais tu n’es pas un saint. »

Il serait fort malaisé, voire impossible, de tenter de se faire une idée de la vie intérieure d’un tel homme, mais George Russell nous a facilité la tâche en écrivant deux livres autobiographiques pour le moins étonnants sur ses expériences mystiques, Le Flambeau de la vision paru en 1918 et De Source : les fontaines de l’inspiration, en 1934, peu après la mort de sa femme.

Au vrai, son existence tout entière semble avoir été régie par « la loi de la gravitation spirituelle » – expression qu’il affectionnait –, comme déterminée et pilotée dès la petite enfance par des forces d’un autre monde qui ne devaient rien à la famille dans laquelle il semblait avoir été littéralement parachuté de quelque empyrée céleste et l’aimantèrent naturellement vers  …

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